Mélasma et teint halé : Comment bronzer sans aggraver ses taches ?
L’été approche ou vous avez simplement envie d’arborer un teint radieux et ensoleillé tout au long de l’année ? C’est un souhait légitime. Cependant, lorsque l’on cohabite avec le mélasma, la quête du bronzage peut rapidement se transformer en parcours du combattant.
Cette hyperpigmentation cutanée, causée par une suractivité des mélanocytes (les cellules qui fabriquent les pigments de la peau), réagit au quart de tour à la moindre stimulation.
Alors, entre gélules miracles, crèmes de soin et sprays magiques, comment faire le tri ? Le point sur ce qu’il faut absolument éviter et ce que vous pouvez vous autoriser.
Les compléments « activateurs de bronzage » : Le faux ami absolu
On les retrouve partout en parapharmacie : les compléments alimentaires qui promettent de préparer la peau au soleil et d’accélérer le bronzage. Si l’idée est séduisante, ces produits sont déconseillés tant que votre mélasma n’est pas totalement stabilisé.
Pourquoi une telle mise en garde ? Tout simplement parce que leur objectif est de stimuler la production de mélanine. Or, en cas de mélasma, vos mélanocytes travaillent déjà trop ! Apporter ces substances revient à jeter de l’huile sur le feu :
- La tyrosine : Qu’elle soit prise par voie orale ou appliquée sous forme de crème (topique), elle est le précurseur direct de la mélanine. Plus vous donnez de tyrosine à votre peau, plus elle fabriquera de taches sombres.
- Le cuivre : Ce minéral est indispensable pour activer l’enzyme qui fabrique la mélanine. Un apport supplémentaire risque d’amplifier la surproduction de pigments.
- Le melanotan et ses analogues : Ces puissants peptides injectables ou inhalés agissent comme des boosters extrêmes de la mélanogenèse. Ils sont strictement contre-indiqués.
Les autobronzants (crèmes ou sprays) : Une alternative acceptable
Bonne nouvelle : vous n’êtes pas condamné(e) à afficher un teint de porcelaine si vous préférez les couleurs dorées. Les autobronzants topiques représentent une solution tout à fait acceptable.
Ces produits contiennent de la DHA (dihydroxyacétone). Il s’agit d’un sucre naturel qui interagit uniquement avec les cellules mortes situées à la surface de l’épiderme pour colorer la peau. La DHA n’atteint pas les couches profondes et n’active en aucun cas les mélanocytes. Le mélasma n’est donc pas aggravé en profondeur.
Toutefois, deux précautions essentielles sont à garder en tête :
- L’effet trompe-l’œil temporaire : Les zones déjà pigmentées (vos taches) ont tendance à absorber davantage la DHA. Juste après l’application, vos taches de mélasma peuvent temporairement paraître plus foncées. Pas de panique, cet effet est purement visuel et superficiel.
- Le piège de l’absence de protection : L’autobronzant colore la peau mais ne protège pas des rayons UV.
La règle d’or : SPF 50+ en continu
Avoir un joli teint grâce à l’autobronzant ne dispense jamais d’une protection solaire irréprochable. Si vous appliquez un autobronzant et vous exposez au soleil sans protection, les rayons UV continueront d’activer vos mélanocytes en profondeur et d’aggraver de façon définitive votre mélasma.
L’utilisation d’un autobronzant doit impérativement s’accompagner de l’application quotidienne d’une protection solaire à large spectre SPF 50+, y compris par temps nuageux, tout en évitant au maximum l’exposition directe.
En résumé, pour garder le contrôle de votre peau, fuyez les activateurs internes (tyrosine, cuivre, melanotan) et privilégiez la tricherie de surface (DHA) sous haute protection solaire !